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Pale Male

Salut Pale Male comment ça va ?

 

Salut ! Je dirais… Mieux qu’hier et moins bien que demain.

 

Tout d’abord qui se cache derrière ce nom de scène ?

 

Mon visage est blanc comme un cul d’anglais, ça se voit non ? Et puis mon nom de famille (Moreno) signifie « brun, bronzé » en espagnol, donc je trouvais drôle de jouer là-dessus. Sans oublier la proximité de prononciation avec « pêle-mêle » qui représente bien cet amas d’émotion balancé en vrac dans mes morceaux pour ce projet.

 

Le premier mot qui te viens à l’esprit là maintenant tout de suite ?

 

Punaise.

 

J’ai écouté ton single Simple Man, je suis scotchée par ta voix mature c’est entre U2 et Coldplay. Franchement c’est que du bonheur cette chanson. Les deux groupes que je viens de te citer ce sont deux influences pour toi ou même pas ?

 

Alors paaaas du tout. Mais vu que tu as l’air d’avoir apprécié la chanson, je te pardonnerais n’importe quoi ! ;) Plus sérieusement, j’ai entendu un peu de tout concernant les artistes « référence » qu’on m’attribuait. J’aime bien laisser faire, c’est beau de voir qu’un seul et même morceau évoque des choses différentes pour chaque auditeur !

 

Je crois que (si je ne me trompe pas) t’étais dans un groupe avant. Pourquoi te lancer en solo ? Besoin de nouvelles aventures musicales ?

 

C’est juste, notamment avec les funk/rockeux neuchâtelois Deep Kick et le groupe folk Juan Blanco. Avec qui je joue toujours d’ailleurs ! Mais effectivement, j’ai toujours eu en moi ce désir de créer ma propre musique de A à Z. Etant batteur à la base, j’ai toujours été au service des autres musiciens, il me manquait juste un déclic dans ma vie (et davantage de temps !) pour me lancer. Et tout s’est emboité l’année dernière…

 

En parlant de carrière « solo » ça te fait peur de te lancer tout seul, avec des potes c’est plus confort non ?

 

C’est surtout que tout coûte plus cher ! (rires) Je suis le seul financement derrière ce projet, et les tâches sont impossibles à répartir donc tout prend plus de temps… Mais mis à part ce challenge pratique, je n’ai absolument pas peur, au contraire, ça fait du bien d’être en total contrôle créatif. Mais j’aime trop jouer en groupe, donc je ne vais pas rester seul sur scène bien longtemps.

 

Pourquoi chanter en anglais et pas en français ?

 

Cette question est posée à tous les artistes francophones, et la réponse est souvent la même : je me sens simplement plus à l’aise en anglais. Et je trouve qu’à moins d’être un poète hors-pair, les textes sonnent vite gnan-gnan dans la langue de Molière. Ce qui ne m’empêche pas de jouer dans un groupe francophone (Juan Blanco, ndlr) et de trouver ça super beau ! (rires) Tu peux donc oublier ma réponse qui n’a plus aucune valeur.

 

Si j’ai bien tendu l’oreille dans ton Simple Man, y a du MAO non ? Pourquoi ce mélange des deux (instru rééls et instru via ordi)

 

Bien vu ! En réalité il n’y a qu’un seul élément « synthétique », c’est cette sorte de métronome constant durant tout le morceau, que j’ai créé avec un joujou de chez Critter & Guitari, un tout petit synthétiseur utilisé notamment par le groupe Bon Iver. Je trouvais que ce son ferait un bon fil rouge, comme un cœur qui bat tout le long du titre…

 

Un titre qui rencontre un franc succès, bientôt un album non ?

 

Yes ! Un 6 titres sortira en septembre chez le label Radicalis, et un autre single sera révélé avant l’été.

 

De quoi tu t’inspires pour la compo de tes textes ?

 

De ce qui se passe dans ma tête et dans mon corps. De ma vie et de mes ressentis, en gros. Désolé si tu cherchais une réponse originale ! (rires)

 

Qui est celui qui compose la musique et de quoi il s’inspire ?

 

Je compose moi-même tous les textes et toute la musique. Et je m’inspire… de ce qui se passe dans ma tête et dans mon corps. De ma vie et de mes ressentis, en gros. Mais ça tu le sais déjà, depuis 20 secondes.

 

Imagine un mauvais génie t’enlève le fait d’être musicien, quelle autre forme d’art tu choisirais ?

 

Ouhlààà. Pas facile. Le sport, ça peut être considéré comme de l’art non ? Bon. Sinon, l’improvisation théâtrale !

 

Terre inconnue, terrain connu ou terre connue ?

 

Terre inconnue pour les concerts, terrain connu pour un bon foot, terre connue pour se ressourcer à la maison.

 

Grosse scène mythique ou concert intimiste ?

 

Concert intimiste si je suis seul, grosse scène mythique si je suis avec le groupe. D’ailleurs j’aime beaucoup dire « bonsoir Wembley » quand je joue devant 5 personnes !

 

La plus belle récompense que vous ayez reçue l’année passée…

 

Je l’attends encore ! On me dit dans l’oreillette qu’elle arrive cette année.

 

Rêve ou réalité ?

 

Réalité, sans hésiter. Bien qu’elle soit guidée par un rêve… Mmh… Je sais pas où je vais avec ça. Vite une autre question.

 

Une première partie de rêve serait celle de …

 

Pouvoir vivre de ma musique. Ce serait même la première, deuxième, troisième partie de mon rêve. Je demande pas autre chose, en fait !

 

Noir ou blanc ?

 

Noir. Je suis assez dark, comme ma peau pâlotte ne le laissait pas deviner.

 

60 70 80 90 ou 2010 ?

 

Je n’ai vécu que 90, 2000 et 2010, donc difficile de parler de ce que je ne connais pas… Mais je pense que j’aurais adoré vivre les 70’s. Tcheu ça groovait à l’époque.

 

La ville internationale pour faire un bon concert de ouf…

 

Je crois qu’au Chili et en Argentine le public est complètement dingue en plus d’être constitué de mélomanes de bon goût. Santiago ou Buenos Aires, du coup !

 

Le style de musique que tu as du mal à écouter …

 

La k-pop-techno-féodale-expérimentale-option chimie. Une horreur.

 

Ce que je peux te souhaiter aujourd’hui pour demain…

 

Un disque d’or !

 

Merci beaucoup pour cette interview et belle continuation musicale

 

Crédit photo :  Valérie Martinez.

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