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Passion Polar avec Olivia Gerig

Bonjour Olivia comment allez-vous ?

 

Bonjour Stéfanie, je suis épuisée, mais heureuse. Le retour à la réalité après un week-end passé au Livre sur les quais à Morges est un peu difficile. Mais je l’aborde avec le sourire car j’ai fait de très belles rencontres, vécu des émotions fortes et passé vraiment de très beaux moments à ce festival.

 

Vous en 4 mots …

Sensible, rêveuse, maladroite et hyperactive

 

Parlez-nous de votre tout récent livre Impasse Khmère ?

Impasse khmère est un roman qui se déroule au Cambodge entre passé et présent avec comme fil rouge la question du karma. Ce roman raconte l’histoire de destins différents, de rencontres, de hasard.

 

Pourquoi être partie sur ce thème-là précisément ?

Quand je suis revenue de mes missions au Cambodge, écrire un livre sur ce pays m’est apparu comme une évidence, un besoin. J’avais également des choses à régler avec mon histoire personnelle….Le Cambodge m’a tellement touchée que je souhaitais partager ce vécu.

 

Le livre qui vous a le plus marqué dans votre enfance …

 

J’ai commencé à lire très jeune des livres pour adultes : je dirai 10 petits nègres d’Agatha Christie, les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë et aussi Dracula de Bram Stoker.

 

L’élément déclencheur qui vous a donné envie d’écrire

Ma timidité et le fait que je sois fille unique. Je lisais beaucoup et j’avais beaucoup d’imagination. Pour m’exprimer, le meilleur moyen pour moi a toujours été l’écriture.

 

L’écrivain ou l’élément qui vous inspire pour écrire des livres

Il y a autant d’écrivains que d’éléments qui m’inspirent… Tout ce qui nous entoure peut être une source d’inspiration. En ce qui concerne les écrivains, ce serait tous ceux dont j’ai aimé les livres. Pour les éléments, ce sont surtout des ressentis et des sensations, des sentiments, des lieux : La mer, la musique, l’amour, mon état du moment, la révolte, la mélancolie.

 

Plutôt BD, Roman romantique, livre humoristique ou polar ?

Polar, définitivement. Je n’ai jamais lu de roman romantique, d’aussi loin que je me souvienne, ni de livre humoristique…Pour les BD, ma culture est relativement limitée…

 

La valeur sûre au niveau littéraire actuellement

 

C’est difficile de parler de valeur sûre en étant objective… car pour moi, il s’agit avant tout d’opinions personnelles et de goûts. Je ne peux pas juger. Sur la durée, il est difficile de savoir si vous aimerez tous les livres d’un même auteur.

 

Le livre que vous avez détesté lire pendant votre adolescence …

 

Germinal, d’Emile Zola. A la fin de la lecture, j’étais assommée et totalement déprimée. Peut-être étais-je trop jeune pour comprendre…

 

L’écrivain que vous rêvez de rencontrer

 

Il y en a beaucoup, mais j’aurais très peur de ne pas savoir quoi leur dire à cause de ma timidité. S’il était encore en vie, ce serait Albert Camus.

 

C’est quoi un mauvais livre pour vous ?

 

Pour moi, il n’y a pas de mauvais livres… Comme je le disais avant, nous sommes tous différents, aspirons à d’autres choses, aimons d’autres styles.

Pour moi, personnellement, je n’aime pas un livre qui ne me fait pas vivre des émotions.

 

Michel Bussi, Harlan Coben, Marcel Pagnol, Olivia Gerig ou Olivier Chapuis ?

 

Alors pour moi ce serait sans hésiter Olivier Chapuis, car j’ai adoré son roman : « Nage libre ». Il m’a fait sourire et il m’a émue. Si Olivier n’était pas dans la liste, j’aurais choisi Harlan Coben pour « Ne le dis à personne. »

 

Si je vous dis : « lire ressemble à regarder l’horizon. D’abord on ne voit qu’une ligne noire, puis on imagine des mondes », vous me dites ?

J’aime regarder l’horizon, ce n’est pas une ligne, c’est l’infini…. En regardant l’horizon on voit déjà des mondes.

 

Si vous n’étiez pas écrivain vous seriez …

Malheureuse. Je n’en ai aucune idée….Mais je serai en tout cas moi-même.

 

Que peut-on vous souhaiter aujourd’hui ?

Beaucoup d’inspiration pour mon prochain roman J qui sera à nouveau un polar.

 

Merci beaucoup Olivia d’avoir répondu à mes questions et belle continuation littéraire.

 

Merci à vous, Stéfanie, et bonne continuation également.

 

Crédit photo : Julien Gregorio, Phovea

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